La volatilisation de l'ammoniac désigne le passage de l'azote ammoniacal (NH₄⁺) en ammonia gazeux (NH₃), qui s'échappe alors dans l'atmosphère. Ce phénomène se produit principalement en surface des sols, surtout lorsque le pH est élevé et que la température est favorable à la conversion. Les engrais contenant de l'urée ou des solutions azotées présentent un risque plus élevé que les formes nitriques.[1] Une fois dans l'air, le gaz se transforme en particules d'ammonium sous l'effet de l'humidité ; leur retombée acidifie les milieux naturels, perturbe leur équilibre biochimique et provoque un excès de nutriments responsable notamment de proliférations algaires.[1] Sur les prairies permanentes, les émissions peuvent représenter un quart de l'azote épandu, et la moitié en riziculture inondée.[2] L'enfouissement rapide des engrais uréiques, le recours aux formes nitriques d'azote ou l'emploi d'additifs chimiques freinant l'hydrolyse de l'urée permettent de limiter ces rejets.[3]
Sources
- Yara, Fertilizer Industry Handbook 2025, p. 24 · Voir la source
- FAO, Plant nutrition for food security (2006), p. 321 · Voir la source
- Yara, Fertilizer Industry Handbook 2022, p. 23 · Voir la source
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Mis à jour le 27 octobre 2026