Le phosphogypse est le sulfate de calcium coproduit lors de l'attaque acide de la roche phosphatée dans le procédé phosphorique par voie humide. Pour chaque tonne de P₂O₅ produite, l'opération génère environ 4 à 5 tonnes de ce résidu[1]. La roche phosphatée véhicule diverses impuretés qui se répartissent entre l'acide et le sulfate de calcium, conférant au phosphogypse un caractère polluant[1][2].
Dans l'Union européenne, toutes les unités recourent au stockage terrestre, le rejet maritime n'étant plus admis[2]. La valorisation bute sur la faible valeur du matériau et les coûts de transport[3]. À l'échelle commerciale, Prayon en Belgique écoule 80 % de sa production dans le plâtre ; Kemira en Finlande approvisionne l'industrie papetière. Aux Pays-Bas, une démonstration à l'échelle pilote a porté sur divers produits de construction[3]. La radioactivité du phosphogypse constitue un obstacle particulier à sa valorisation[2][4].
Sources
- Commission européenne, BREF LVIC-AAF (2007), p. 249 · Voir la source
- Commission européenne, BREF LVIC-AAF (2007), p. 275 · Voir la source
- Commission européenne, BREF LVIC-AAF (2007), p. 276 · Voir la source
- Commission européenne, BREF LVIC-AAF (2007), p. 271 · Voir la source
Texte original de fertiliser-market.com. Les faits et les chiffres sont repris des documents cités, à la page indiquée ; aucun texte, tableau ni graphique n'en est reproduit.
Mis à jour le 27 octobre 2026