La solubilité du phosphore mesure la capacité des composés phosphatés à se dissoudre dans l'eau ou des solutions extractrices, ce qui conditionne leur accessibilité aux racines. Les engrais hydrosolubles — SSP, TSP, DAP et MAP — conviennent aux sols légèrement acides à neutres et alcalins, notamment pour les cultures de courte durée[1]. Les roches phosphatées broyées et les scories Thomas, peu solubles, nécessitent acidité du sol et activité biologique ; leur faible solubilité limite l'adsorption dans les sols riches en fer ou aluminium[1]. Le règlement européen impose 40 % du phosphore total (P) soluble dans l'eau ou 75 % dans le citrate ammonique neutre[2]. Seuls 15 à 20 % du phosphore apporté sont récupérés par la culture[3].
Sources
- FAO, Plant nutrition for food security (2006), p. 217 · Voir la source
- Règlement (UE) 2019/1009 (produits fertilisants), ANNEX III · Voir la source
- FAO, Plant nutrition for food security (2006), p. 84 · Voir la source
- Commission européenne, BREF LVIC-AAF (2007), p. 415 · Voir la source
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Mis à jour le 27 octobre 2026